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Présentation des box AIO Drag X et S de chez Voopoo

En présentant la box Vinci au dernier trimestre 2019, Voopoo démocratisait le concept des box AIO (All In One / tout-en-un), et immédiatement, tous les concurrents s’engouffraient dans cette brèche avec plus ou moins de succès. Histoire de remettre les pendules à l’heure, Voopoo nous propose une nouvelle version en AIO de sa série des Drag, et encore une fois, la barre est placée très haut. Il se pourrait même que nous ayons en main LA box de l’année.

Pensée dans les moindres détails et déclinée en deux versions

Voopoo n’a pas fait les choses à moitié avec ces nouvelles versions de la Drag, qui ne partagent d’ailleurs que le nom puisque le concept est radicalement différent. Ce n’est pas une box à laquelle on doit ajouter un clearomiseur ou un RTA, mais une e-cig complète. Et tant qu’à faire, ce n’est pas non plus une version qui nous est proposée, mais deux : la Drag X et la Drag S.

Commençons par voir les quelques différences qui existent entre ces deux versions :


Batterie WTaille Vape auto. Résistances fournies
Drag X Amovible 18650 (non inclu) 80 124 × 32,5 × 28 mm X 0,15 & 0,3 Ω
Drag S Intégrée
2 500 mAh
60 116 × 33 × 28 mm 0,2 & 0,3 Ω

Tout le reste est identique pour les deux versions, sauf pour les éléments inhérents à ces différences.

Voopoo a donc eu l’excellente idée de sortir ses deux Drag en même temps. Cela change des autres constructeurs qui distillent au cours du temps différentes versions de leur produit. Ainsi, dès maintenant vous pouvez choisir celle qui vous convient sans vous demander s’il ne serait pas plus judicieux d’attendre une éventuelle nouvelle déclinaison.

DRAG X

La première impression que l’on a en voyant la Drag X ou S, est immédiatement l’envie irrésistible de la posséder. Le design est une réussite totale et bien avant de l’avoir entre les mains, le buzz était déjà bien présent un peu partout. C’est bien simple, chez vapOclOpe tout le monde en voulait une : la mienne sera avec le cuir rouge, moi je préfère celle avec un accu séparé, oui mais l’autre est plus petite, l’interface a l’air super simple, le réglage d’airflow c’est quand même une 0%ù#£ de bonne idée… J’ai rarement vu autant d’enthousiasme à l’attente d’un nouveau matériel.

Il faut quand même reconnaître que le design est bien aguicheur. Mais les photos ou les rendus 3D sont parfois trompeurs, alors est-ce qu’en réalité les Drag X et S tiennent leurs promesses ?

DRAG S

Les matériaux utilisés sont vraiment de qualité. La structure est en alliage de zinc recouverte d’une peinture qui ne retient pas les traces de doigts et qui résiste aux rayures superficielles. Son touché est lisse et agréable. Cette structure d’un seul bloc comporte pas mal de reliefs et aucune vis n’est apparente.

Le réservoir est pour sa part en Poly Cyclohexylenedimethylene Terephthalate glycol, en PCTG quoi, matériau qui offre une excellente transparence, une très haute résistance aux chocs ainsi que chimique. Bien entendu, il est de classe contact alimentaire. Légèrement teinté, il permet de voir sans difficulté le niveau de liquide restant et sa teinte s’accorde parfaitement avec le reste de la Drag.

Dans la tradition de ce type de matériel, il est maintenu sur le corps de de la Drag par trois bons aimants en néodyme, ce qui se fait de mieux dans le genre. On peut sans crainte prendre la Drag par ce réservoir, il ne se décrochera pas tout seul.

Afin d’éviter tout jeu latéral, le réservoir est légèrement encastré ce qui lui ajoute une stabilité parfaite.

Puisque nous en somme au réservoir, nous pouvons également nous réjouir de sa contenance de 4,5 ml, du fait que les résistances sont plug and vape, c’est-à-dire qu’il suffit de les enficher directement puisqu’elles ne possèdent pas de filetage, ainsi que du remplissage qui se montre accessible et pratique.

Un petit espace permet de glisser un ongle sous le bouchon en silicone pour faciliter sa préhension, il ne reste plus qu’à le soulever.

Un petit rivet permet d’effectuer une rotation du bouchon, facilitant ainsi le remplissage. Plus besoin comme sur d’autres types de réservoir de retenir ce bouchon pour éviter qu’il ne vienne gêner pendant le remplissage ! Voilà exactement le genre de détail qui prouve que les designers ont vraiment pensé cette partie jusqu’au bout et lorsque l’on remplit le réservoir deux ou trois dans la journée, ce genre de détail prend toute son importance.

L’un des points forts de ces Drag est incontestablement le réglage de l’airflow. Au lieu de régler le flux d’air directement sur la résistance comme sur le R80 de chez Wismec ou avec des inserts en silicone sur la Target PM80 SE de chez Vaporesso, Voopoo nous offre un véritable réglage qui se montre aussi innovant qu’efficace.

De chaque côté de la drag se trouvent une ouverture de bonne section, 8,60×2,00 mm. Elles sont refermables grâce à une bague rotative que l’on manipule en déplaçant latéralement un taquet situé sur le devant . Voopoo appelle ce réglage « l’Infinite Airflow System ». Ce qui est infini surtout est le besoin quasi irrésistible de l’équipe marketing à vouloir trouver des noms à chaque chose, car pour ce qui est de l’airflow, il n’est pas vraiment infini. Complètement fermé il permet d’avoir un tirage assez restreint qui correspond au minimum requis pour une inhalation directe, et complètement ouvert, il comporte une petite restriction qui s’accorde parfaitement avec une puissance comprise entre 60 et 80 W. Le réglage est graduel et le taquet reste facilement maniable tout en étant suffisamment ferme pour ne pas se dérégler tout seul. Il faut juste faire attention lorsque l’on transporte la Drag dans une poche, le taquet ressortant légèrement, il peut dans ce cas s’accrocher et changer le réglage.

Le principe est astucieux et tellement simple qu’on peut se demander, comme tout bon système, pourquoi personne n’y avait pensé avant. Sur la photo ci-dessus, on peut apercevoir un cerclage métallique maintenu par deux vis à empreinte torx en T5. Ce cerclage permet au réservoir d’être aimanté, mais également de maintenir la bague rotative.

En retirant ce cerclage, on découvre alors la bague d’airflow et la simplicité de son fonctionnement. Les trois picots en laiton que l’on aperçoit sont le positif au centre et deux négatifs de chaque côté. Si vous démontez le cerclage pour nettoyer cette partie, soyez prudent au remontage en ne serrant pas les petites vis torx trop fermement. Elles se vissent directement sur des éléments en plastique qui généralement supportent assez mal de multiples dévissages et vissages.

A noter malheureusement qu’aucune vis de rechange n’est fournie, et que les chats sont généralement passionnés par ce genre de toutes petites pièces introuvables.

Concernant le cerclage métallique, on peut voir que même cet élément n’est pas aussi basique qu’il y paraît. Deux joints périmétriques sont présents pour assurer sa stabilité et l’étanchéité périmétrique.

Côté façade principale, on notera la sobriété de son design, et la qualité des ajustements des différents boutons qui ne présente pas le moindre jeu.

Le bouton de feu possède un diamètre de 11 mm. Sa forme incurvée et le fait qu’il dépasse légèrement de la façade fait qu’il est très agréable à utiliser, sa disposition tombe naturellement sous le pouce sans qu’on le cherche, le clic est franc et peu audible. Voopoo a poussé les petits détails jusqu’au bout, même s’ils ne se remarquent pas tout de suite, comme par exemple le petit cerclage chromé autour de chaque bouton.

Ce cerclage chromé permet à la lumière de mettre en valeur les boutons, c’est vraiment sympa.

Le port de connexion pour la recharge et la mise à jour du firmware est de type USB-C. Moins fragile que le micro-USB, il ne possède pas de sens d’insertion pour la recharge. Par contre, pour la mise à jour il faudra prêter attention à insérer le câble fourni dans le bon sens, c’est-à-dire avec le symbole ▲ orienté vers le dessous. Ne perdez pas ce câble, car il semble que tous les câbles USB-C ne soient pas compatibles avec la Drag pour la mise à jour. C’est du moins ce que j’ai constaté.

Le dessous de la Drag S mentionne les informations légales, avec un vrai logo CE, et quatre petits patins antidérapants qui permettent d’amortir le choc lorsqu’on la pose sur une surface dure.

Celui de la X est bien sûr différent puisque c’est par là que l’on insère l’accu 18650.

La trappe est de bonne facture et une fois l’accu en place, plus rien ne bouge. Là encore, l’assemblage se montre parfait.

Enfin, comment passer à côté de ce qui classe définitivement les Drags S et X à un niveau au-dessus de leurs concurrentes : leur revêtement partiel en cuir.

Le cuir englobe toute la façade arrière tout en rondeur, ainsi que les 2/3 des côtés. Je ne peux pas certifier que nous sommes là en présence d’un cuir pleine fleur, mais le résultat est juste bluffant.

La gravure « DRAG » est profonde, on peut voir les surpiqûres tout autour et le touché se montre très agréable. C’est réellement la plus belle finition de ce type que j’ai pu voir pour un produit réalisé de façon industriel. Il faut reconnaître que Voopoo a pris un soin particulier à fignoler cet élément très aguicheur, c’est une pure réussite.

L’association de ce matériau avec la peinture mate du métal lui confère un look unique. Pour répondre aux attentes des plus nombreux d’entre nous, les Drag X et S existent en 7 coloris. Inutile de dire qu’exposées bien en valeur dans une vitrine, les Drag vont attirer le chaland..

Ce type de revêtement offre non seulement un look original, mais également un confort supplémentaire en ajoutant un peu de grips grâce à la gravure profonde du nom et une sensation au touché moins froide que le métal ou le plastique. Quelle excellente idée !

Les différentes résistances de fournies

Les versions X et S n’ayant pas la même puissance, les résistances livrées, qui font partie de la série PnP, sont adaptées à chaque modèle.

Pour la Drag X : on trouve une première résistance, la PnP-VM6 de 0,15 ohm, qui donne le meilleur d’elle-même avec une puissance conseillée entre 60 à 80 W ainsi qu’une seconde, la PnP-VM1, un peu moins vorace en énergie avec une puissance conseillée entre 32 et 40 W.

Ces deux résistances sont bien évidemment constituées de mesh comme le reste de la série des PnP.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ces résistances et qui sont observateurs, il paraît bien étonnant de voir sur la 0,15 ohm des arrivées de liquide qui semblent partiellement bouchées. Non, il ne s’agit pas d’un problème de production, mais bel et bien d’une amélioration propre à certaines résistances de Voopoo, en particulier les plus basses en impédance. Si l’on regarde la photo des résistances prise de haut, on peut constater que sur la résistance de 0,15 ohm, celle de gauche, la quantité de coton est moindre ce qui est normal pour cette impédance. Afin de réduire les risques de fuites, notamment quand elle est au repos. Lorsque l’on ne s’en sert pas, et lorsque la résistance a déjà servi pendant un certain temps, le coton continue gentiment de s’imbiber et à saturer pour finalement laisser le liquide couler le long de la cheminée d’air. Sur ces résistances, les petites plaques ne laissent passer le liquide que sur le côté et en haut par un faible interstice. Cet espace pour la circulation du liquide semble bien faible si l’on compare aux arrivées de liquide de la 0,30 ohm par exemple, mais c’est ce qui permet justement d’avoir le point de saturation à cet endroit et empêche le liquide d’atteindre la cheminée d’air pour s’écouler comme sur d’autres résistances de même impédance. Le peu d’espace entre ces plaques et la périphérie de la résistance pourrait faire craindre une mauvaise circulation des liquides chargés en VG, mais il n’en est rien. En tout cas, avec du 30/70 PG/VG, je n’ai jamais eu le moindre début de dry hit même en enchaînant 3 ou 4 barres. Pour l’instant, après plus de 300 bouffées je n’ai pas la moindre trace de fuite ni de condensation. C’est étonnant, mais ça fonctionne !

Pour la Drag S : la résistance de 0,15 ohm n’ayant pas beaucoup de sens sur cette version, elle est remplacée par une toute nouvelle, la PnP-VM5 en 0,2 ohm, pour une puissance conseillée entre 40 et 60 W. La seconde est la même que pour la version X, la PnP-VM1.

Le peu de différence d’impédance entre ces deux résistances étant faible, la différence de mesh est elle aussi subtile. Cependant, au niveau du ressenti, les saveurs s’expriment mieux sur la 0,2 ohm bien qu’elles soient tout à fait honnêtes sur la 0,3 ohm.

Il est également possible d’utiliser toutes les résistances de la série PnP, y compris le plateau reconstructible (RBA), mais sachez que les résistances les plus élevées n’auront que peu d’intérêt sur ces Drag. Le tirage ne permet pas une inhalation indirecte correcte, ce sont avant tout des AIO destinées au subohm.

Un nouveau chipset Gene

Pour accompagner ces nouvelles Drag, Voopoo a amélioré son chipset qui porte dorénavant le nom de Gene.TT (le .TT reste un mystère pour moi, peut être est-ce l’abréviation de Tout Terrain ?) et pour reprendre le slogan accrocheur du marketing « il offre la combinaison parfaite entre performance et plaisir ». Il ne faut que 0,001 seconde entre l’appui du bouton et le déclenchement de la vape, mis à part Superman personne ne pourra vraiment vérifier cette information mais on n’arrête pas le progrès. Plus sérieusement, cette nouvelle version amène une fonctionnalité qui pour ma part me plaît beaucoup : le mode P&A.

Cette fonctionnalité demande cependant deux prérequis : posséder la version S de la Drag (cette fonction n’est pas disponible sur la version X) et être feignant. Ça tombe bien, c’est tout moi ça.
En activant cette fonction, il n’est pas nécessaire d’appuyer sur le bouton de feu pour déclencher la vape, mais juste d’aspirer comme sur un pod. Ce n’est pas la fonctionnalité du siècle je vous l’accorde, mais pour ma part j’aime bien ce mode. Second avantage : lorsque la box est verrouillée, le bouton de feu est inopérant, seule l’aspiration déclenche la vape. Cela offre une sécurité supplémentaire lorsqu’on transporte la Drag dans une poche, on est sûr qu’un appui involontaire sur le bouton de feu ne déclenchera pas la vape, il n’est donc pas nécessaire dans ce cas de l’éteindre pour plus de sécurité. Lorsque la Drag est déverrouillée, la vape peut se faire soit en aspirant, soit en appuyant sur le bouton de feu.

La Drag ne possède qu’un seul mode de vape : la mode puissance variable. Cependant, il est décliné en deux variantes :

  • Le mode Smart. Dans ce mode, l’affichage de l’interface est rouge. La Drag détecte automatiquement la valeur de la résistance et adapte la puissance d’utilisation conseillée. Bien entendu, il reste possible de changer de valeur, mais il ne sera pas possible par contre de dépasser la puissance admissible par cette résistance. Cela offre une protection pour éviter de l’endommager.
  • Le mode RBA (initiales à ne pas confondre avec le nom donné pour un plateau reconstructible). Ici, l’affichage de l’interface est bleu. Ce mode dZétecte lui aussi la résistance pour adapter également la meilleure puissance, mais dans ce mode il n’y a pas de restriction de limite de puissance. Vous aurez ainsi la possibilité jubilatoire de cramer votre résistance par inadvertance ou juste pour votre plaisir. Toutes les autres fonctionnalités étant les mêmes que le mode Smart. Je reconnais que ce mode présente tout de même un intérêt assez limité, ou alors j’ai raté quelque chose…

Après les performances, voyons en quoi ce nouveau chipset offre du plaisir.
Tous les jours, la Drag enregistre le nombre de bouffées. Chaque jour, le compteur journalier se remet à 0, et vous avez ainsi la possibilité de voir le nombre quotidien de vos bouffées sur les derniers 14 jours. Au fur et à mesure que vous utilisez la Drag, vous obtenez des points qui vous donnent des badges représentant des niveaux, ce qui vous permet de « monter en grade ».
Personnellement je ne suis pas trop fan de ce genre de chose, la cigarette électronique restant avant tout une possibilité de se débarrasser de son addiction au tabac et non pas un jeu.

Pour le reste des possibilités offertes par ce nouveau chipset, on retrouve bien évidement toutes les protections d’’une e-cig actuelle, l’incrémentation de la puissance par pas de 1 W, l’affichage de la valeur de la résistance, l’affichage du voltage pendant l’utilisation (qui revient à 0 dès que l’on relâche le bouton, ce qui rend cette information finalement assez peu utile), et le niveau de la batterie sous forme d’icône. La Drag possède également un mode de veille prolongée qui s’enclenche au bout d’un certain temps. Un premier appui sur le bouton de feu permet de sortir de cette veille sans déclencher la vape qui pourra se faire qu’à partir du deuxième appui ou aspiration. Il n’est malheureusement pas possible de choisir la durée d’entrée en veille ni de la désactiver, espérons qu’une mise à jour future le permettra.

Conclusion

Les Drag X et S sont une réussite, peut-être même les plus belles de chez Voopoo. Le design est original, bien conçu avec un système d’airflow qui se montre aussi innovant qu’efficace, les matériaux sont de qualité et l’assemblage est d’un niveau haut de gamme. Quant à la vape, elle est tout simplement parfaite : vapeur généreuse et restitution des saveurs qui se montrent à la hauteur des meilleurs RTA. Elle est certes un peu plus chère que ses concurrentes, mais son niveau de finition est bien supérieur ce qui justifie amplement la dizaine d’euros qui la sépare des autres AIO de ce type. Si votre vape est en DL et que vous recherchez une AIO qui frôle la perfection, vous venez de la trouver.

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Thierry

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