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Présentation du dripper Nio de chez QP Design

Les Canadiens de QP Design sont toujours aussi dynamiques et créatifs pendant la crise, leur dernière production, le Nio, en est la meilleure preuve. Après le Kali, un dripper double coils, le Nio est un RDA en simple coil un peu plus sage et orienté saveurs. Simplicité et facilité d’utilisation sont les deux termes les plus appropriés pour le définir, plaisir de vape est le ressenti que l’on éprouve lorsqu’on l’utilise.

Un coffret qui sort de l’ordinaire

Qp design fait partie des sociétés qui savent se montrer généreuses dans les accessoires qui sont fournis avec leur matériel. C’est déjà le cas avec le Kali V2 qui est vendu avec, entre autres, trois drip tip et autant de barils supplémentaires. Avec le Nio le contenu est encore plus riche.

En plus du Nio prémonté avec un baril en inox ainsi qu’un beauty ring, top cap et drip transparents, on trouve un second baril, beauty ring top cap et drip tip noir. Rien que ces deux éléments sont déjà une bonne nouvelle et permettent d’associer son dripper avec de nombreuses box, mais le jeu ne s’arrête pas là. Cinq autres beauty rings, top caps et drip tips de couleur translucides sont également présents et tous les éléments sont interchangeables entre eux.

On peut donc s’amuser à concevoir pas mal de combinaisons suivant votre humeur ou la box que vous possédez. Pour exemple, je vous ai composé un petit mélange de différents éléments en prenant un soin particulier dans l’harmonisation des couleurs. Si vous trouvez ces exemples laids, ne déréglez pas les réglages de votre moniteur, c’est tout simplement que vous n’avez pas la chance d’être daltonien. C’est injuste, mais dame nature ne peut pas doter tout le monde de facultés exceptionnelles.

À notez que le drip tip est au format 510 et qu’il est remplaçable par celui de votre choix. Ceux qui sont fournis sont assez courts et peuvent ne pas convenir à tout le monde.

Le reste du coffret contient également d’autres accessoires qui sont cette fois destinés au montage du plateau avec l’inégalable, mais ô combien indispensable petit tournevis bleu, une clé Allen, un pin positif percé pour monter le Nio sur une box squonk. On trouve également joints et vis de remplacement et pour finir, une carte de certification et un auto-collant de la marque qu’il est obligatoire d’apposer sur la vitre arrière de votre véhicule afin d’indiquer au monde entier votre dévotion envers la marque.

On notera également que chaque dripper Nio possède un numéro de série unique qui est attesté par une carte d’authentification personnalisée. Petit détail qui prouve que QP Design est encore l’une des sociétés qui ont su rester à taille humaine et avec un contrôle manuel de la qualité de chaque produit : la carte est remplie à la main, elle n’est pas juste imprimée, avec un petit smiley pour vous souhaiter une bonne vape.

Le dripper Nio en détail

En détaillant le contenu de ce coffret, on peut déjà raisonnablement supposer que la qualité du Nio sera au rendez-vous. Cela se confirme lorsqu’on l’observe d’un peu plus près. D’un diamètre de 21 mm pour une hauteur de 29 mm hors connectique, il est composé de quatre éléments si l’on fait abstraction du beauty ring qui va cependant se montrer indispensable comme nous le verrons plus loin. Nous sommes bien dans une configuration authentique de dripper.

Au sommet trône le drip tip au format 510 en forme de vase. Outre le fait qu’il soit aux « normes » et qu’il puisse être remplacé par n’importe quel autre drip tip de ce format avec 1 ou 2 joints, il est intéressant de constater que QP Design n’a pas cédé à cette mode un peu inutile d’en choisir un au format extérieur égal au 810 avec un passage d’air de 510, ce que l’on trouve malheureusement trop souvent sur d’autres matériels.

Le baril, l’élément central, est on ne peut plus basique est dans la plus pure tradition des drippers. Aucun appendice n’est présent à l’intérieur pour aider à la mise en place sur une box ou un mod, seules deux ouvertures opposées pour l’airflow sont présentes.

Extérieurement, une gravure profonde et finement ciselée reprend le logo de la marque. Ce sera le seul signe distinctif que l’on peut apercevoir, et bien que cette inscription soit de bonne taille, elle reste cependant plutôt discrète.

Le dessous ne comporte rien d’autre que son nom, celui de son designer et le numéro de série unique. Le Dripper Nio est monté d’origine avec un pin positif traditionnel non réglable pour une utilisation en dripping, un second pin pour une utilisation en bottom feeder est fourni dans le coffret.

Son installation est des plus simples. Il suffit de dévisser le pin d’origine et d’installer celui-là. Comme le montre la photo ci-dessous, le diamètre du passage de liquide est assez important ce qui permet une utilisation avec n’importe quel liquide, y compris du 100 % VG.

Le baril est maintenu en place par deux joints très bien calibrés qui permettent de soulever la box quand le Nio est installé. Le retrait du baril se fait cependant facilement à condition que le Nio soit vissé sur un stand ou une box. Enfin, de chaque côté du plateau se trouve un passage pour accéder à une des vis de maintien du coil .

Un plateau astucieux et efficace

Le plateau du Dripper Nio, très bien pensé, est bien entendu la pièce maîtresse de l’atomiseur. La première surprise est la place disponible pour le montage. Si l’on regarde la photo ci-dessus, il est difficile de deviner que l’on est en présence d’un plateau qui mesure seulement 18 mm de diamètre ! J’en connais qui font 24 mm et où il y a moins de place.

Si le Nio n’accepte qu’un seul coil, ce dernier peut atteindre 3,5 mm de diamètre, ce qui laisse pas mal de choix dans sa composition.

Le second point très intéressant se situe au niveau des arrivées d’air. Quatre canaux se trouvent de chaque côté du coil et possèdent une inclinaison permettant au flux de venir directement frapper le coil pour obtenir un bon volume de vapeur. En dessous du coil , une grille composée de six trous est présente pour optimiser les saveurs.

Si cette configuration n’est pas nouvelle sur un RTA, elle est par contre plus rare, voire inédite, sur un dripper. Sachant que le Nio peut être alimenté en bottom feeder, il fallait oser et, comme nous allons le voir, c’est très exactement pour cette raison que le Nio se classe immédiatement comme l’un des meilleurs drippers du moment.

Le plateau accueille, comme je vous l’ai indiqué précédemment, deux joints toriques qui maintiennent le baril, mais aussi les deux arrivées d’air et les vis de serrage du coil. Le réglage des arrivées d’air se fait en tournant le baril dans le sens horaire pour ne pas dévisser le Nio.

Le flux offre une large plage de réglage allant de l’inhalation indirecte à directe avec une légère restriction, ce qui est parfait pour un simple coil dont la puissance demandée ne dépassera pas normalement les 50 W. Si le MTL reste possible, il faut cependant admettre que ce n’est pas dans cette configuration que le dripper Nio est le plus à l’aise. La vape obtenue est honnête, mais l’on sent bien que ce n’est pas là son terrain de jeu.

À l’inverse et bien que venant du Canada, n’allez tout de même pas y installer un coil de trappeur à 0,1 ohm. Le diamètre du dripper Nio n’étant que de 21 mm avec un coil se trouvant assez proche du top cap, il conviendra de rester raisonnable avec une valeur de coil d’environ 0,3~0,4 ohm, à moins de vouloir s’épiler la moustache en même temps.

Juste en dessous de chaque airflow, on peut apercevoir une petite cavité circulaire qui abrite l’une des vis de serrage du coil.

La qualité de ces vis est là encore excellente avec une empreinte profonde et un filetage fluide. Leur emplacement permet non seulement de gagner de la place sur le plateau, mais également d’installer le coil sans tordre les pattes. À noter également que leurs extrémités sont bien usinées ce qui leur permet de ne pas sectionner un simple fil dans le cas d’un montage sobre à spires espacées par exemple.

Une connectique qui demande de la vigilance

Parmi les différents accessoires que l’on trouve dans le coffret du Nio, on y trouve des beauty rings. En principe, cet accessoire que l’on place entre la box et l’atomiseur permet visuellement d’atténuer la différence de diamètre qu’il pourrait y avoir entre ces deux éléments. Son utilité est purement esthétique, mais pas sur le NIO. Observons la connectique du Nio à côté de celle d’un autre plateau :

Oui, il y a une sacrée différence ! En moyenne, la connectique 510, qui n’est malheureusement pas officiellement normalisée, possède une longueur qui varie en gros de 4 à 5 mm. Cet écart est rattrapé par la box, à condition qu’elle possède de son côté un pin monté sur ressort. Sur le Nio, cette connectique est de 6 mm

Le débattement du pin de la box restant assez limité, on arrive rapidement à une situation qui esthétiquement ne ressemble pas à grand-chose :

Cet espace, que l’on appelle gap en anglais, est non seulement assez disgracieux, mais il peut également se révéler source de fortes déconvenues. Lorsque l’atomiseur est ainsi installé, sa connectique se trouve fragilisée en cas de choc ou de pression latérale. Le plus grave serait de vouloir grignoter quelques dixièmes de millimètre en serrant un peu plus pour réduire cet espace. Tout ce que vous obtiendrez alors sera de casser définitivement la connectique de la box.

Heureusement, deux solutions s’offrent à vous pour éviter ce gap :

  1. Y placer des joints (vu l’espace, plusieurs seront nécessaires) en delrin prévus à cet effet
  2. Tout simplement utiliser le fameux beauty ring qui dans notre cas, se révèle donc non seulement esthétique, mais aussi fonctionnel en comblant cet interstice.

Ce petit désagrément, pour ceux qui ne sont pas fan de cet anneau de beauté, est malheureusement incontournable. Je me devais cependant le signaler afin que chacun sache que cet accessoire est obligatoire pour utiliser le Nio correctement.

Dripping ou bottom feeder ?

Si cette question ne se pose généralement pas pour n’importe quel dripper possédant les deux modes d’alimentation que sont le dripping ou l’alimentation avec une box squonk, le Nio demande que l’on s’attarde un peu sur cette réflexion.

Certains utilisateurs de dripper ont leurs petites habitudes et préfèrent dripper. Cette action consiste tout simplement à retirer le drip tip, parfois même le top cap, pour déposer le liquide directement sur le coton et remplir la cuve. Pour faciliter le dripping, pratiquement tous les drippers sont pourvus d’un drip tip au format 810 qui offre une ouverture plus large pour faciliter l’opération, ce qui n’est pas le cas du Nio. Le Drip tip étant au format 510, l’ouverture pour passer l’embout de la fiole d’e-liquide est de 8,6 mm contre environ 12,6 mm sur un dripper avec un drip tip 810. Pour pallier à cette ouverture moins large qui ne permet pas de voir exactement ou l’on dépose le liquide, le Nio possède des top caps transparents, sauf le noir qui est opaque.

Second point de réflexion : l’arrivée d’air du dessous. En effet, la cuve est située entre le fond du dripper et la grille d’arrivée d’air. Le liquide ne peut être stocké qu’à cet endroit, car les côtés sont occupés par le coton. Si la profondeur de cuve est de 5 mm ce qui est correcte, il ne faut pas oublier le diamètre du plateau du Nio qui est juste de 18 mm, ce qui ne fait pas beaucoup de réserve. Cet emplacement sert donc de cuve, mais aussi de passage pour l’air arrivant par le dessous. Lorsque la cuve est remplie, l’air ne peut donc pas passer et on ne peut pas profiter de cette arrivée servant essentiellement à la restitution des saveurs. Là, ça devient plus ennuyeux.

En mode bottom feeder avec une box squonk, le problème ne se pose pas. Le liquide remplit la cuve, le coton prend ce qu’il peut et le reste retourne dans la bouteille de la box, vidant ainsi la cuve pour laisser place au flux afin de profiter de toutes les saveurs de votre jus.

Comme on peut le voir sur la petite vidéo, en squonkant comme un âne jusqu’à la limite haute des arrivées d’air, l’excédent de liquide, qui est du 30/70 PG/VG, ne met pas beaucoup de temps à retourner dans la bouteille. La cuve se vide très rapidement pour laisser place au passage du flux d’air.

Pour résumer, il faut admettre que le Nio n’est pas vraiment conçu pour une utilisation en dripping. Ce n’est pas forcément un point négatif, il n’est pas le premier dripper qui ne fonctionne bien que dans ce mode, mais QP Design aurait peut-être dû communiquer un peu plus ce point.

Un montage aisé pour une vape savoureuse

Pour obtenir autant de place sur un plateau d’un diamètre aussi petit, il n’existe pas beaucoup de solutions autres que posséder des plots postless. Si les vis de serrage se trouvent bien placées latéralement pour assurer un bon maintien, faut-il encore savoir à quelle longueur il convient de couper les pattes du coil. Malheureusement, QP Design ne fournit pas de gabarit pour cela, mais la longueur des pattes est la même que celle de la majorité des plateaux de ce type : 5 mm.

Les pattes du coil s’insèrent facilement dans les emplacements de serrage même avec un fil complexe de bonne section. La hauteur du coil se règle à l’aide d’une tige en prenant appui sur les bords arrondis se trouvant de part et d’autre du Nio.

Vu de profil, le montage doit ressembler à peu près à la photo suivante :

Le cotonnage est tout aussi simple et il n’y a pas à effiler le coton si vous utilisez un coil de 3 mm de diamètre.

Les cavités qui réceptionnent le coton sont suffisamment larges pour l’accueillir sans qu’il soit trop tassé.

Le fait d’avoir un flux provenant de chaque côté et du dessous, conjugué à une chambre d’atomisation qui est vraiment réduite, permet au Nio de délivrer une vape onctueuse, vaporeuse sans excès et surtout, très savoureuse. Chaque arôme d’un liquide complexe se trouve très bien restitué sans qu’aucun ne prenne le dessus, sauf si c’est bien sûr cela est la volonté de son concepteur. Cette restitution des saveurs est vraiment le point fort du Nio, un vrai régal !

Conclusion

QP Design est décidément une société créative et pleine de surprises. Le Fatality M25 RTA m’avait déjà bien bluffé, le Nio m’a conquis ! Si vous adhérez à son look, que vous possédez une box squonk et que vous vapez sans jamais vraiment dépasser les 40~45 W, vous ne pourrez vraiment qu’être sous son charme. Petit, efficace, innovateur et livré avec un tas d’accessoires, c’est vrai que l’on pourrait penser que Qp Design péte de la broue pour reprendre une expression locale, mais c’est loin d’être le cas. Si vous l’essayez, attendez-vous à posséder un atomiseur de plus !

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Thierry

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