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Présentation détaillée du Mutant RDA de chez Vandy Vape

Par essence, un dripper est un atomiseur qui se veut simple : un plateau avec une cuve, un coil, une cloche et un drip tip. Dans ces conditions, innover dans la conception d’un RDA tout en offrant une nouvelle expérience est une tâche ardue. C’est pourtant ce que Vandy Vape vient de réaliser avec le Mutant RDA : un RDA original, performant et polyvalent qui se démarque aisément de ses concurrents.

Un coffret toujours aussi complet

Vandy Vape ne se montre jamais avare avec ses utilisateurs, et le coffret du Mutant contient tout ce qu’il faut pour l’utiliser immédiatement. Le Mutant RDA bien sûr, des joints de rechange, un pin positif pour une utilisation en dripping, l’atomiseur étant monté d’origine avec un pin permettant son utilisation en bottom feeder, un jeu de vis de remplacement pour le plateau avec une empreinte plate pour ceux qui préfèrent ce format (celles qui sont en place sont avec une empreinte hexagonale), deux clefs Allen qui servent pour le démontage du pin et pour le serrage des vis du plateau, un adaptateur pour drip tip 510, deux coils triple fused clapton de 0,39 ohm chacun et un manuel multilingue dont le français.

D’accord, il manque le coton et le liquide, mais normalement, vous devriez avoir ça quelque part…

À noter également concernant la boite en elle-même que le couvercle possède deux petites encoches qui permettent de le retirer le plus simplement du monde sans avoir à secouer la boite jusqu’à ce que le fond descende un peu pour enfin avoir une prise. Que ceux qui n’ont jamais été confrontés à ce problème m’écrivent le premier commentaire.

Un dripper aux formes équilibrées

Le mutant RDA est né d’une collaboration entre Vandy Vape et le Ninja Turtle de la vape, l’excellent et déjanté reviewer VapingwithTwisted420. D’un diamètre de 25 mm pour une hauteur de 32 mm avec son drip tip, ses proportions sont agréables à l’oeil.

Disponible en plusieurs coloris dont le sublime noir mat servant pour cette présentation, la peinture est d’excellente qualité et accompagné de son drip tip conique au format 810 en résine, l’ensemble fait très classe.

Le top cap comporte un petit relief strié qui permet une bonne préhension pour régler l’airflow en la tournant. Le diamètre de l’atomiseur se rétrécit légèrement au niveau des arrivées d’air, ce qui permet de faciliter son retrait. Les deux ouvertures d’arrivée d’air qui sont assez imposantes, 4,8 × 7 mm, elles annoncent clairement la vocation du Mutant : un maximum de vapeur.

Sur le bas de l’atomiseur est gravé une inscription du nom qui reste assez discrète, et tout en dessous, les habituels logos obligatoires ainsi que la date de fabrication et le numéro de série.

Les bonnes surprises du Mutant RDA

En retirant le top cap, on découvre une première surprise sous la forme d’une bague d’airflow inédite. Composé de quatre motifs différents, le choix du flux est varié.

Nous sont proposé 2 ouvertures percées de 12 et 24 trous, une autre en forme de losange et striée de 5 ouvertures horizontales, et la dernière, de forme rectangulaire composée de 2 trous et de 3 ouvertures obliques.

Cette bague d’airflow se retire simplement en la tirant vers le haut. Pour choisir quel type d’ouverture vous souhaitez utiliser, il suffit de la replacer avec les ouvertures en face des coils, deux petits ergots placés sur la plateau permettent d’assurer le placement bien en place et d’empêcher sa rotation. Deux joints toriques permettent au top cap d’être parfaitement maintenue en place. Leur calibration est parfaite, il est possible de prendre le Mutant avec la box le top cap sans problème, le réglage de l’airflow ne se dérègle pas tout seul.

L’autre surprise plutôt intrigante est le plateau. En retirant la bague d’airflow, on découvre des plots totalement innovants qui permettent d’installer deux coils, mais de façon verticale.

Je ne sais pas si vous avez déjà tenté sur d’autres atomiseurs ce type de montage, mais généralement, patience et ténacité vous accompagnent tout au long du processus pour un résultat qui souvent est au mieux juste présentable.

Vandy Vape a ici très bien bien pensé et simplifié au maximum le montage grâce à ces plots, il faut vraiment le faire exprès pour que les coils ressemblent à la tour de Pise ou qu’ils ne soient pas exactement identiques l’un et l’autre.

Cependant, pour que ce montage se fasse en toute simplicité, il vous faudra faire ou utiliser des coils préfaits enroulés dans un certain sens, ce qui varie suivant les fabricants.

À gauche un des coils livrés avec le Mutant, à droite, un autre provenant d’un autre fabricant

Pour résumer, il faut que les pattes du coil soient vers le centre et le coil en lui-même vers l’extérieur. Il est cependant possible, dans le cas ou vous possédez des coils qui ne sont pas dans le bon sens et que vous ne souhaitez pas les refaire, de les mettre tel quel place. Le montage sera moins aisé et il sera plus délicat une fois monté de les rapprocher des arrivées d’air.

Pourquoi les rapprocher me direz-vous ? Un coil placé à la verticale a besoin d’être encore plus proche de l’arrivée d’air qu’un coil horizontal pour restituer un maximum de saveurs. En effet, le flux qui est dirigé naturellement vers le haut par l’aspiration doit frapper le coil sur un maximum de sa longueur, il faut donc diminuer autant que possible l’espace les séparant. Si par contre vous souhaitez plutôt avoir une vape orientée vapeur, inutile de trop le rapprocher de l’arrivée d’air.

Quoiqu’il en soit, le montage est un jeu d’enfant. Chaque patte possède son propre emplacement et est maintenue en place temporairement le temps de serrer, grâce à une ouverture qui se referme légèrement.

Les vis sont bien usinées, le filetage est fluide, rien à redire sur la qualité. En passant, vous remarquerez que les vis du haut sont plus courtes que celles du bas, le serrage de chaque coil se faisant du même côté.

Le milieu du plateau est occupé par une grande cheminée qui arrive jusqu’en haut des plots. Cette cheminée est l’arrivée de liquide lorsque le Mutant est configuré en mode bottom feeder.

Là encore, Vandy Vape a fait le choix judicieux d’alimenter le coton par le haut plutôt que par simple capillarité à partir de la cuve.

Bien entendu, tout le liquide qui n’est pas directement absorbé par le coton se retrouve tout en bas dans la cuve et remontera par capillarité, cuve qui par ailleurs est suffisamment grande, un peu plus de 1 ml, pour avoir une petite réserve de plusieurs bouffées.

Si vous préférez utiliser le Mutant en mode dripping, il faut bien sûr changer le pin par l’autre de fourni et qui n’est pas percé, et ne pas remettre la cheminée d’arrivée de liquide.

Une fois les coils en place et rodés, il reste à placer le coton. Pour le mode bottom feeder, il faut faire dépasser le coton pour qu’il vienne affleurer le haut de la cheminée d’arrivée de liquide pour qu’il soit bien directement alimenté. Pour le bas, la place dans la cuve étant importante, vous pouvez charger un peu en coton cela n’aura aucune incidence.

Si vous utilisez le Mutant en mode dripping, l’idéale est de faire un pont avec le coton en haut qui relie les deux coils. De cette façon, lors du dripping le liquide tombera directement sur le coton qui redescendra naturellement le long des coils.

Une vape nuageuse avec un très bon rendu des saveurs

Si vous rapprochez les coils des airflows, la vape du Mutant apporte autant de vapeur que de saveurs. Suivant votre montage, le choix des différents airflows est également important. Pour ma part, je recherche plutôt les saveurs et j’ai opté pour des coils qui ont une résistance au total 0,25 ohm. A 50/55 W avec le choix de la grille à 24 trous fermée de moitié, la vape est douce, silencieuse, et m’apporte suffisamment de vapeur. Les saveurs sont plutôt bien détaillées ce qui appréciable et peu commun pour un RDA orienté vapeur.

Avec des résistances descendant à un total de 0,15 ohm, la puissance et l’ouverture des airflow sont augmentées pour obtenir vraiment beaucoup de vapeur. Les saveurs restent très bonnes, mais forcément, elles perdent un peu en intensité.

Le choix de la box avec laquelle associer le Mutant est lui aussi important. En dessous de 50 W, son rendement ne sera pas optimum ce qui oriente déjà le choix vers un double accu ou avec un 20700/21700.

En mode bottom feeder, le squonk à lui aussi son importance. Certaines box ont un débit calibré pour un RDA mono coil afin de limiter la surcharge en liquide. D’autres au contraire, ont un débit plus important comme la Topside de chez Dovpo. N’oubliez pas que le mutant est double coil et demande de la puissance, ce qui implique une certaine consommation. Squonker 2 fois à chaque bouffée peut vite devenir ennuyeux, d’où l’importance de ce choix.

Conclusion

Encore une fois, Vandy Vape a su concevoir un atomiseur à la fois original, performant et suffisamment polyvalent pour qu’il puisse être utilisé dans des configurations de vape différentes. Leur savoir-faire n’est plus à remettre en cause, la qualité et les finitions sont au rendez-vous. L’originalité de placer les coils verticalement, et surtout la simplicité de leur montage est un gros point fort. Je n’ai pas rencontré la moindre fuite, les différents réglages des airflows sont bien étagés, le design du Mutant est une réussite. Que demander de plus ? Un bon prix ? Ça tombe bien, car c’est le cas !

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Thierry

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